A propos du cadre de vie de Saint Jean d'Illac...

Vous constatez tous les jours que votre cadre de vie se dégrade, et les choix du maire élu en 2014 y contribuent largement.

Comme tout un chacun, Hervé Seyve ne peut pas toujours se tromper. Il peut même lui arriver d'avoir raison et ce serait de mauvaise foi que de l'accabler de tous les maux dont souffre notre cadre de vie.

Toutefois, il est nécessaire de relever ses contradictions et l'écart entre le discours et la réalité vécue par les Illacais.

Quel est le bilan de ce maire pour votre cadre de vie ? Est-il conforme à ce que vous pouviez attendre de ses promesses de campagne ?

Il ne fallait pas « bétonner » Saint-Jean-d'Illac ? Des opérations immobilières qu'il a autorisées, plus ou moins grandes, comme celle de l'allée de la Scierie, ou celle entre les lotissements du Courtiou et du Résinier ont une densité de construction qui dépasse celle du nouveau quartier du Blayais qu'il dénonçait. L'opération en cours de construction au bord de la départementale au Las est du même ordre.

L\'allée de la Scierie
L'allée de la Scierie

On en arrive à autoriser un groupe d'immeubles, avec 58 logements, dont le seul accès est le parking du supermarché ! Une conception de l'urbanisme des plus surprenantes.

La croissance du Las était critiquée mais elle s'est accélérée, alors que les problèmes d'assainissement s'aggravaient.

Il ne fallait pas autant augmenter la population au même rythme qu'avant 2014 ? Le maire n'aura rien fait pour limiter cette croissance qu'il impute au PLU, voté en 2012 et n'ayant fait l'objet d'aucun recours en Justice.

Il s'en accommode même fort bien puisqu'il nous prévoit 600 logements supplémentaires en centre-bourg (sans les parkings) et autant au nord de la ville.

Et s'il a engagé des modifications du PLU, c'était pour l'adapter, parcelle par parcelle, aux besoins de projets précis, donc sans vision globale de l'intérêt général.

La densification du centre-bourg prévoit aussi un grand nombre de nouveaux commerces, décidés par le maire après une « concertation » qui n'était qu'un leurre.

La concertation, c'est écouter toutes les remarques et tous les arguments, les prendre en considération, modifier le projet initial ; le réaménagement du centre-bourg ne doit en aucun cas être réalisée au mépris de nos commerçants et de leurs plus de 2 000 visiteurs/jour

La croissance de Saint%u2011Jean%u2011d'Illac dont le maire aura été spectateur et contributeur depuis 2014 a une conséquence directe sur la densification de la circulation automobile qui gâche quotidiennement le plaisir de vivre à Saint-Jean-d'Illac.

Enfin, dégradation suprême de notre cadre de vie, les ventes d'espaces verts de nos lotissements (voir plus bas) faites pour boucler le budget de la salle de spectacle pharaonique.

Message aux contribuables de Saint Jean d\'Illac
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Le maire suit en cela l'exemple des années 1850, quand la ville avait dû vendre plusieurs centaines d'hectares de lande communale pour financer la construction de notre église et du presbytère.

Il sera plus que temps, en 2020, de ne plus gérer le cadre de vie de Saint Jean d'Illac avec les méthodes du 19ème siècle !

La folie des grandeurs de ce maire ne menace pas seulement notre équilibre financier. C'est l'ensemble de notre cadre de vie qui souffre et se dégrade continuellement.

Vente des espaces verts : les erreurs du maire

En vendant les espaces verts de nos lotissements, le maire dispose de notre cadre de vie pour son bon plaisir.

Une gestion financière absurde

En vendant les espaces verts, le maire montre quelle est sa conception de l'environnement : une marchandise comme les autres, juste utile pour boucler entre autres le budget de sa salle de spectacle.

Vendre ces petits terrains ne fait aucun sens : il faut en vendre beaucoup pour atteindre les objectifs financiers assignés et il s'agit d'une ressource finie. Comment le maire pourra-t-il poursuivre des projets quand tous les terrains auront été vendus ?

Un impact environnemental funeste

Il y a un consensus des scientifiques sur l'impératif d'améliorer la végétalisation de l'espace urbain. La présence des arbres est privilégiée aujourd'hui, au plus proche des habitations. Il ne s'agit pas seulement d'esthétique mais de disposer de climatiseurs naturels.

La forêt tout autour de notre ville ne peut pas remplir un tel rôle étant donné l'étalement des habitations. Toute atteinte à la végétation au sein des lotissements représente donc quelques dixièmes de degrés supplémentaires.

Une rupture du modèle de croissance de notre ville

L'habitat de Saint-Jean-d'Illac s'est développé selon un modèle de lotissements pavillonnaires.

La présence des espaces verts fait partie des contraintes qui ont été posées aux lotisseurs et donc aux habitants qui ont investi dans notre ville.

La rétrocession à la collectivité n'a jamais été un blanc-seing pour disposer de ces terrains, mais la reconnaissance par tous de l'importance d'une mise en commun de ces espaces verts, pour tous les Illacais.

Un mépris des Illacais

Rares sont les projets qui suscitent une adhésion unanime. Mais quand un projet comme la vente des espaces verts provoque une telle opposition, jusqu'à des procédures judiciaires, la réaction idéale du premier magistrat de la ville devrait être de chercher l'apaisement et non de privilégier la menace de ses concitoyens et la mise en place de barrières jusque dans la salle du conseil municipal.

Un maire idéal aurait aussi probablement fait en sorte que le premier espace vert vendu ne le soit pas à la présidente de son comité de soutien.

Il sera impératif de suspendre ces opérations absurdes et de rétablir une relation paisible entre la mairie et tous les Illacais !


texte publié par
Patrick BABAYOU
5 SEPTEMBRE 2019

 


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